La gazette de Baptiste
Interview de Tony Comprelle par Baptiste:
Peux-tu te présenter ?
Bonjour à tous, je m’appelle Tony COMPRELLE. Je suis né aux Antilles plus particulièrement en Martinique et papa d’un petit garçon de 7 ans nommé Enzo.
Quel est ton parcours sportif et comment as-tu débuté le TKD ?
J’ai commencé à peu près comme tout le monde en France, par le judo mais juste une année puis j’ai fait du football pendant 7 ans dans le club de Malakoff. Durant mes années collèges j’ai fait 4 ans de basket pour enfin m’orienter vers le taekwondo.
Je me suis intéressé à cette discipline par le biais d’un ami qui le pratiquait déjà depuis un petit moment et comme j’étais très bagarreur à cette époque, ma mère m’a volontairement inscrit. Depuis je pense que je suis devenu un garçon zen (rire).
Es-tu venu naturellement à enseigner le TKD ?
Oui, cela m’est venu naturellement. Généralement lorsque l’on nous pose cette fameuse question étant enfant: « Que souhaites tu faire plus tard dans la vie ? », quelque part dans ma tête, je savais que j’enseignerai le sport car c’est une passion depuis tout petit mais il fallait trouver le sport me correspondant le mieux.
Peux-tu nous parler de ton club ?
C’est club qui n’est connu que depuis 4 ans, auparavant il était dans l’ombre d’une personne. La première année que j’ai occupé ce poste, je n’avais pas grand monde mais le peu de personne inscrites avaient déjà un très bon potentiel. Aujourd’hui nous sommes plus de 80 licenciés en l’espace de 3 ans, grâce notamment à une équipe de dirigeants qui ont su reprendre le club en main et donner la chance à chacun de pouvoir s’épanouir dans leur sport respectif qui est le taekwondo. Une forte partie de ces adhérents sont les enfants âgés pour la plupart entre 5 et 14 ans. Les adultes ont toujours un peu de mal à y venir car ils ont des contraintes dues à la vie active. Depuis le club s’est construit avec de vrais valeurs et je peux dire à l’heure actuelle qu’il y a réellement un potentiel énorme et ça dans les deux facettes de ce sport, technique et combat. A moi de les dirigés au mieux avec l’aide des différentes personnes qui m’épaule (entraineurs /dirigeants).
Qu’enseignes-tu dans tes cours ?
Dans un premier temps, j’enseigne le respect d’autrui, par l’écoute, le regard, la gestuelle, ce tout ce qui en découle des règles du taekwondo ainsi que les valeurs de cette discipline et d’une salle d’entraînement. Je m’efforce que tout le monde puisse trouver sa place au sein d’un seul collectif. Dans un second temps, je suis avant tout un combattant. J’essaie de voir ce qui est meilleur en chacun et de leur donner les outils qui pourraient les faires avancé au mieux dans cette discipline. Je ne cache pas non plus que mes cours s’orientent plutôt vers la compétition. Je pense qu’à l’heure actuelle, les jeunes et les moins jeunes ont besoin également de se dépenser et surtout de se dépasser.
Formes-tu des champions ?
Je pense que le rôle d’un enseignant est de former des champions et quelque soit la discipline. A ce jour, j’essaie de mettre en avant les valeurs du sport par le biais de l’enseignement scolaire car l’un de va pas s’en l’autre. C’est justement l’équilibre des deux qui forment les plus grands champions. Toujours est-il, que oui, je cherche à former le maximum de champions et que le club soit reconnu au mieux dans cette région.
Arrives-tu, dans tes cours, à concilier le TKD traditionnel et le TKD de compétition ?
Je ne peux pas y échapper. Il y a un fort potentiel de compétiteurs dans ce club, mais je dois également respecter les personnes venant pour le sport loisir. Je m’adapte en fonction des demandes et par le regard de chacun je m’efforce d’orienter les cours de façon que tout le monde s’y retrouve. Je vous avouerai également que c’est un plaisir de suivre des cours traditionnels et je trouverai le moyen de l’enseigner de façon régulière afin que le charme du taekwondo reste égal à ces valeurs.
Comment s’organisent tes entraînements personnels ?
Malheureusement, je n’ai pas beaucoup de temps à moi-même. J’ai énormément de cours à gérer et si je veux former des champions, il faut prendre du temps pour eux. Alors généralement je m’entraine une fois par semaine et juste pour évaluer le niveau des compétiteurs. Je ne cache pas ma joie d’enfiler un plastron et toutes les protections qui vont avec, c’est un réel plaisir. Il m’arrive aussi de prendre un peu de temps le midi pour m’entrainer lors de grosse compétition comme les France.
Que penses-tu de la pratique du TKD en France ?
La France a un potentiel énorme de compétiteurs mais ne l’exploite pas ou ne les fait pas assez tourner afin qu’ils puissent s’enrichir des autres pays. J’ai eu la chance l’an dernier de pouvoir bouger un peu en Europe et j’ai constaté que nous étions loin des autres pays en termes de réserve chez les plus jeunes. Par contre, nous avons une bonne longueur d’avance en technique et c’est bon de le savoir. Ce qui signifie que le taekwondo traditionnel reprend forme. Au delà de ça, il y a des valeurs qui se perdent au taekwondo en France, comme la tenue exigé lors des entrainements, l’assiduité, le respect d’autrui, le respect des règles et le respect des arbitres. Le taekwondo traditionnel est là justement pour équilibrer le coté taekwondo compétition…à y réfléchir dans certain club.
Quels sont tes projets sportifs ?
Il y a tellement de choses qui me viennent en tête mais la première je dirai que la plus belle chose serait d’enseigné également dans l’équipe de France. Certes je vois grand mais je sais que j’ai le potentiel pour. Si cela n’aboutit pas, je ne demande que de vivre de ce sport, donc une salle, des pratiquants et une grosse équipe de compétiteurs défiants les compétiteurs des différents pôles France (rire).
La seconde, serait de pouvoir faire vivre aux enfants la culture de ce sport. Les faire partir chaque année en Corée pour les voir grandir et s’épanouir donc devenir très riche (rire...).
Veux-tu ajouter autre chose sur le TKD ?
Je dirai juste aux lecteurs de respecter cette discipline et que s’il le choisisse comme sport de donner le meilleur d’eux même. Le taekwondo est un sport qui apporte énormément au niveau de la vie de tous les jours, se respecter, c’est respecter la discipline.
Y a-t-il quelque chose que tu rêverais de faire pour le club ?
Je rêverais que ce club devienne la référence dans ce département.
D’où vient le mot TAEKWONDO ?
Le mot taekwondo est très ancien, il est né il y a plus de 2000 ans. Mais ce n’est que dans la 2ème moitié du 20è siècle qu’il adopte les règles que l’on connait aujourd’hui. D’ailleurs, le mot taekwondo ou Tae kwon do, est créé en 1955. En 1962, il devient le sport officiel national de la république de Corée. Le taekwondo est un sport de combat : il permet de se battre er de se défendre. C’est aussi un art martial qui développe le bien-être et la confiance en soi
Le terme TAEKWONDO est retenu pour rappeler l’ancien art martial, le TAE KYON. TAE signifie : le poing. KWON signifie : le pied et DO signifie : la voie ou l’esprit.
TAEKWONDO veut donc dire : La voie du pied et du poing.
Depuis l’an 2000, le TAEKWONDO est officiellement dans les rangs des disciplines olympiques ; il est le 2ème art martial après le judo à être présent aux jeux olympiques. Actuellement, La « World Taekwondo Federation » compte 179 pays affiliés.

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